La pollution des transports, on en entend
beaucoup parler, on la voit, on l’entend, on la sent, on la
tousse aussi …
certains vont jusqu’à la vomir et
d’autres en meurent, mais au juste qu’en
est-il vraiment !?
.
La pollution des
transports en général
La
pollution des transports est une pollution polyfactorielle
dont
les formes et les conséquences sont multiples. Ci-dessous se
trouve une liste des effets les plus critiques
:
- Pollution
atmosphérique
bien sûr, c’est la plus évidente car
elle se voit. Air
vicié et maladies respiratoires dans les villes,
dégagement de gaz à effet de serre et
réchauffement climatique pour l’ensemble de la
planète … avec les conséquences
désagréables que cela aura pour les
générations futures. Pour plus d’informations,
cliquez ici.
- Pollution
des eaux, avec les marées
noires et les dégazages sauvages en mer.
- Pollution
acoustique, surtout pour les heureux citadins et ceux qui
habitent à proximité d’un couloir
aérien.
- Pollution
esthétique, franchement, vous trouvez ça beau un tas de voitures
agglutinées devant un feu rouge ? Ou une autoroute qui passe
au milieu de votre jardin ? Bon, nous sommes
d’accord …
- Pollution
du système nerveux, le stress des embouteillages, la cohabitation
entre automobilistes, les accrochages, les accidents et j’en
passe …
- Pollution
spatiale,
- En
ville, avec la congestion des centres urbains et la
nécessité de disposer d'espaces sans cesse plus
importants pour la voirie et les parkings, tout cela au
détriment de l’espace de vie de l’Homme.
- A
la campagne, avec la parcellisation des habitats naturels par
les autoroutes et les voies ferrées, entraînant la
disparition des grands animaux et donc au global réduisant
la biodiversité.
- Dernier type de
« pollution », et non des
moindres, c’est celle qui consiste à
piller une ressource non renouvelable. Car non, à
l’échelle de l’Homme, le
pétrole n’est pas une énergie
renouvelable. Pour
plus d’informations, cliquez ici.
La pollution
atmosphérique des transports et le réchauffement
climatique
La pollution atmosphérique des
transports provient à 80% des véhicules
routiers (voitures, motos,
scooters, camions, bus) et à 20% du transport
aérien … (la pollution
générée par
les trains et les bateaux est ici d’un ordre de grandeur
négligeable).

Les
principaux polluants atmosphériques sont les
suivants :
.
- Dioxyde
de carbone (CO2) :
c’est le principal gaz à effet de serre, il
contribue à 60% du réchauffement climatique.
- Monoxyde
de carbone (CO) : il
se fixe sur l'hémoglobine
du sang
et empêche le transport d'oxygène
dans l'organisme. C’est un gaz inodore qui se dilue
très facilement dans l'air ambiant, mais en milieu
fermé, sa concentration le rend toxique, voire
mortel.
- Oxyde
d’azote (NOx) : il
provoque des troubles respiratoires et augmente la
sensibilité aux attaques microbiennes. Il contribue aussi au
réchauffement climatique à hauteur de 6%.
- Ozone (O3) :
il
y est principalement produit sous l'influence de la lumière
solaire par la réaction des hydrocarbures
imbrûlés et des oxydes d'azote
des gaz d'échappement avec l'oxygène
de l'air. Lors de fortes températures, son
évacuation
vers les couches supérieures de l'atmosphère est
freinée, ce qui peut entraîner des
problèmes de
santé chez les citadins à la santé
fragile
(irritation des muqueuses et des yeux). Ne pas confondre cet ozone
nocif avec l’ozone de la stratosphère, la fameuse
couche
d’ozone, qui constitue un filtre indispensable des rayons UVs.
- Hydrocarbures
(HC) : ils
constituent un des deux précurseurs de l’ozone.
Voir ci-dessus.
- Particules
(PM) :
elles
sont principalement issues des moteurs diesels. Elles peuvent
pénétrer d’autant plus
profondément dans les poumons que leur
taille est réduite (particules fines, plus petites que 2,5
µm). Elles peuvent causer des allergies, des
difficultés respiratoires ou encore des lésions
pouvant entraîner des cancers
dans certains cas.
- Dioxyde
de soufre (SO2) : il irrite
l’appareil respiratoire et il est également
responsable des pluies acides.
Les transports
représentent au total entre 20 et 30% des gaz à
effet de
serre générés par
l’activité
humaine, et c’est la seule catégorie dont la
proportion
continue de croître (provenance
du reste des gaz à effet de serre au niveau
mondial : industries = 25%, résidentiel
/ tertiaire = 22%, déforestation = 15%, agriculture = 13%).
Le trafic aérien augmente
à une
vitesse qui donne le tournis : +30% en 4 ans depuis 2002, 2.12
milliards de
passagers transportés en 2006 et des projections qui
suggèrent +5%/an jusqu’en
2026, avec à la clé quelques 29 000 avions
supplémentaires en circulation
(données de Capital, No193, Octobre 2007). A terme, le
transport aérien (qui
opportunément n’est pas
intégré dans le protocole de Kyoto) va devenir la
plus
importante source de gaz à effet de serre dans le
monde !
En ce qui concerne le
nombre des voitures
en circulation, 550 millions en 2005, il est prévu
là aussi une croissance de 5%/an
avec donc un doublement d’ici à 2030 …
ce qui élèvera le parc automobile
mondial au-delà du milliard d’unités
… au secours …

Si encore le problème
du réchauffement climatique pouvait être résolu rapidement
une fois les moyens adéquats mis en place, mais
c’est loin d’être le cas. Le principal
gaz responsable de l’effet de serre et donc du
réchauffement climatique, le
CO2, a un taux de persistance atmosphérique de plusieurs
centaines d’années, ce
qui signifie que ses effets continueront à se faire
sentir longtemps après son pic … pic que
l’on espère proche mais que l’on
ne prévoit généralement pas avant la
fin du XXI ème siècle …
Et ce n'est pas tout (vraiment j'espère ne
pas gâcher votre journée, mais tout de
même, la
situation est grave, nous devons en parler …). Et ce
n’est
pas tout donc, car une fois certains phénomènes
amorcés par le réchauffement climatique, nous ne
pourrons
manifestement pas les
arrêter avant leur terme … c’est le cas
de la fonte
des glaces, qui constitue
un très bel exemple de ce que l’on nomme une
rétroaction positive. Le concept
est simple : les gaz à effet de serre contribuent
à
réchauffer l’atmosphère,
et favorisent donc la fonte des glaces. Ces mêmes glaces ont
un
pouvoir de réflexion
important des rayons solaires, une sorte de pouvoir refroidissant, mais
comme elles
fondent, elles réfléchissent moins de
lumière, et
laissent la terre en absorber
une proportion toujours plus grande, la terre se réchauffe
donc
un peu plus … et
la glace fond encore plus … et la terre se
réchauffe
encore plus … et ainsi de
suite jusqu’à ce que les ours polaires apprennent
à
nager.
Que la fonte des glaces et
la dilatation de
l’eau de mer fassent monter le niveau des océans
pendant des millénaires (c’est
l’échelle de temps qui est retenue par les
spécialistes) risque bien d’être
notre dernier souci devant les catastrophes climatiques
extrêmes qui nous
guettent et les famines que nous ne pourront éviter avec 10
milliards de
bouches à nourrir (10 milliards est une projection
optimiste, c'est-à-dire basse,
du palier démographique que doit atteindre
l’humanité en 2050) … et quand je
dis « nous », je pense
à nos descendants, qui, mais pourrons nous les
blâmer un jour, ne manqueront pas de nous maudire pour avoir
été si légers …
L’épuisement du
pétrole
En
2002, la France a consommé 95 millions de
tonnes de pétrole, dont 50 millions de tonnes sont
allées aux transports, soit
plus de la moitié de notre consommation de
pétrole totale. Le monde dans son
ensemble brûle (il n’y a pas d’autre mot)
4
milliards de tonnes de pétrole par an, et ce
chiffre augmente de 2% tous
les ans.
Le
pétrole et ses dérivés (charbon, gaz
naturel, sables bitumeux, etc …) sont issus d’un
processus de sédimentation qui s’inscrit sur
une période de l’ordre de la centaine de millions
d’années. Théoriquement donc,
le pétrole est une ressource renouvelable ; dans la pratique
pourtant, en
consommant en moins de 200 ans ce qui a été
produit en 100 millions d’années, nous
consommons 500,000 fois plus vite que la vitesse de
régénération de la
ressource, celle-ci ne manquera donc pas de
s’épuiser.
Les
spécialistes s’accordent à
prédire un pic
de production du pétrole entre 2010 (de l'avis des
géologues) et 2035 (de l'avis des économistes).
Les
réserves
doivent nous permettre de
« tenir » encore 30 ans
… pourtant le
véritable début des ennuis arrivera bien plus
tôt,
et ce dès que l'offre ne
pourra plus croître aussi vite que la demande. Bien
évidemment, lorsque ce
découplage interviendra, tout "accident de parcours" (guerre
dans un
pays producteur majeur, grève, sabotage, révision
à la baisse des réserves, etc)
engendrera des soubresauts sur les prix, allant de n'importe quoi entre
un
petit hoquet et un gros choc pétrolier type 1979
… ou
pire encore. L’histoire n’en
serait pas à sa première guerre pour
qu’un pays
puisse mettre la main sur des
ressources qui lui font défauts. Retenez ces deux
chiffres : 80% du
pétrole se trouve dans des pays qui n’en
consomment que
20% (les pays du Golfe) …
et 20% du pétrole se trouve dans des pays qui en consomment
80%
(les pays Occidentaux et l'Asie).
Et la solution ne viendra pas des biocarburants,
puisque compte tenu de leur rendements médiocres et des
surfaces arables disponibles, nous ne pourrions
faire rouler que 40% de nos
voitures …
et encore, seulement après
avoir au préalablement décidé de ne
plus manger !!! Voilà qui ne semble
guère
tenable …
Les
cas le l’électricité et de
l’hydrogène
(pile à combustible) sont également de fausses
bonnes
idées, car ces énergies
ne sont pas disponibles telles quelles mais doivent
être produites à
partir d'une autre énérgie. Aujourd'hui, électricité et hydrogène sont
majoritairement produits dans le monde à
partir d'énergie
fossile,
sauf en France, où le nucléaire
est prévalent (78% de notre électricité, n'en
déplaise à Mme Ségolène
Royal et à Mr Sarkozy, cf le
débat présidentiel du 2 mai 2007, la
première avançant le chiffre de
17% et le second un chiffre de 50% !!). En imaginant que l'on roule
tous en voiture électrique
demain en France, il va tout de même nous falloir quasiment
doubler notre parc de centrales nucléaires, et est-il
nécessaire de rappeler que les réserves
d'Uranium 235 (seul combustible nucléaire
actuellement) sont de l'ordre de 50 à 90 ans tout au plus ? On le voit bien, il n'y aura pas
de solution miracle sans changement des comportements.
Mon impact personnel
Par pure curiosité, et non par
goût de l’auto
flagellation, j’ai voulu savoir combien de tonnes de
pétrole j’avais pu consommer
en 32 ans de transports, et combien de tonnes de gaz à effet
de serre j’avais pu
répandre dans l’atmosphère ?
J’ai donc pris ma calculette et j’ai
attaqué les
additions et les multiplications … en voici le
résultat :
| moyen
de transport |
km
939,800 |
véhicule |
personnel |
conso de pétrole
(litres/
100km) |
conso de
pétrole (litres) |
émission de gaz
ES*
(éq. CO2 en g/km) |
émission
de gaz ES*
(éq. CO2 en tonnes) |
nombre de pers. ** |
conso de pétrole
(litres) |
émission de gaz
ES*
(éq. CO2 en tonnes) |
coût *** (Euros) |
| voiture |
520 000 |
9.6 |
49 920 |
316 |
164 |
1.4 |
36 438 |
120.0 |
2 281 |
| avion |
333 500 |
1 100 |
3 668 500 |
65 545 |
21 860 |
285.0 |
12 872 |
76.7 |
1 458 |
| vélo |
36 000 |
0.0 |
0 |
0 |
0 |
1.0 |
0 |
0.0 |
0 |
| train/métro |
25 000 |
nc |
nc |
nc |
nc |
nc |
nc |
0.3 |
6 |
| bus |
14 000 |
40.0 |
5 600 |
1 857 (sr) |
26 (sr) |
20.0 |
280 |
1.3 (sr) |
26 |
| marche |
9 000 |
0.0 |
0 |
0 |
0 |
1.0 |
0 |
0.0 |
0 |
| mobylette |
1 500 |
4.0 |
60 |
100 |
0.15 |
1.5 |
40 |
0.1 |
2 |
| bateau |
800 |
nc |
nc |
nc |
nc |
nc |
nc |
0.0006 |
0 |
| total |
939 800 |
- |
3 724 080 |
- |
22 050 |
- |
49 630 |
198.4 |
3 773 |
ES* : Effet
de Serre. Les
gaz à effet de serre sont calculés en
« équivalent
CO2 », ils incluent donc tous les autres gaz
à effet
de serre en plus du
CO2.
Pour la voiture,
la quantité de gaz
à effet de serre inclue les
émissions liées à la construction de
la voiture,
les émissions liées au raffinage et au transport
du
carburant vers la pompe à essence et les
émissions
liées à la combustion du carburant dans le moteur
de la
voiture. Au final, ces émissions sont supérieures
d’environ 50% aux émissions constructeur. Sources
: Climat
Mundi et ADEME.
Pour l’avion,
il existe un facteur de ~3 entre la
quantité de CO2 réelle
dégagée et sa mesure
en "équivalent CO2 », notamment du fait
de
l’altitude
où sont dégagés les polluants.
Sources : Climat
Mundi et ADEME.
Nombre de pers.** :
approximation tenant compte d'un taux de remplissage de 75%
pour l'avion.
Coût
*** : coût de la
compensation de l'émission du CO2, calculé sur le site de Cimat
Mundi
pour l'avion et l'automobile, et extrapolé pour les autres
moyens de transport.
nc : non
communiqué.
(sr) : sous
réserve.
La
folie des kilomètres, il n’y a pas
d’autre
mot … 939 800 km en 32
ans, cela
correspond à 80 allers-retours entre Paris et New
York ; cela
correspond
aussi à plus d’un aller-retour sur la
lune !! A la clé, près de
50 000
litres de pétroles sont partis en fumée et ont
dégagé l’équivalent de 200
tonnes de CO2 dans l’atmosphère. Non, je ne suis
pas fier ... non, non ...
Et pourtant que peut-on me reprocher ?
Rien, absolument rien. Je n’ai enfreint aucune loi.
Aujourd’hui la pollution
est un droit, et à écouter certains hommes
politiques, et à regarder certaines
publicités, polluer semble même être un
devoir !! Achetez des voitures, prenez
l’avion, consommez que diable, faites-moi chauffer cette
économie un peu molle,
donnez nous de la croissance …
C’est
hélas une des limitations majeures de
notre modèle de développement actuel,
où ce qui
est éthiquement irresponsable peut
être tout à fait légal. De
là à dire
que nous vivons dans une société qui
n’a
plus de valeur, il n’y a qu’un tout petit pas
…
|

|
Pour
mesurer votre empreinte écologique
globale, le WWF Suisse a développé
un petit jeu très instructif
!! N'hésitez pas, cela prend moins de 5 minutes, et vous
allez être surpris ...
|
Mes engagements
Au petit jeu du « c’est
la faute à qui ?»
…
notre génération sera à n’en
pas
douter sur la sellette un jour ou l’autre. Car tout de
même, les générations
précédentes nuisaient finalement peu au regard
des niveaux de pollution
atteints aujourd’hui, et surtout ils n’ont jamais
eu accès à l’information dont
nous disposons. Les prochaines générations,
c’est une certitude, auront accès à
cette information, pourtant eux n’auront plus le loisir de
polluer, puisque les
ressources fossiles seront épuisées depuis
longtemps déjà.
Notre
génération donc, est celle qui se
situe à la croisée des chemins. C’est
celle qui peut faire basculer l’histoire
d’un coté ou de l’autre. C’est
celle sur qui repose la responsabilité des
conditions de vie de l’humanité pour les prochains
millénaires … ni plus, ni
moins … vous avez toujours envie de partir aux Seychelles
pour votre lune de
miel !?
A titre individuel, si je ne modifie pas
mon comportement, je suis bon pour parcourir ~ 4 millions de km jusqu'à ma mort, consommant
bien 100 000 litres de pétrole supplémentaires et
dégageant l'équivalent de 400
tonnes de CO2 en plus (en tenant compte d’une
amélioration des rendements moyens
de 33% sur la période 2008-2055). Pas vraiment raisonnable
tout ça …
Donc voilà, j’ai pris
plusieurs résolutions
pour me racheter une conduite :
- La première fut de mettre le frein sur
mes
déplacements en avion, les limitant à un
aller-retour par an en France
uniquement, ce que j’ai tenu sur les 4 dernières
années.
- La seconde fut de démissionner de mon
travail, se situant à 65 km de mon lieu de
résidence et à 10 000 km de ma
famille. L’expatriation est une aberration de notre
époque, un non-sens
écologique.
- La troisième fut de programmer ma
sortie du
transport aérien. Mon
dernier vol en avion aura lieu en Juin 2008.

|
A cela je n'ai pas beaucoup
de mérite, car voler est devenu un véritable
calvaire : queues interminables
à l'embarquement, mesures de sécurité
envahissantes, espace ridicule à
l’intérieur
de l’avion et j’en passe …
|
- Ma quatrième résolution fut d’offrir
à la planète une
année sans émission de gaz à effet de
serre, et de sensibiliser un
maximum de
personnes sur mon projet, notamment en intervenant dans des écoles en France et à l'étranger.
- Ma cinquième et dernière résolution fut de
remettre mon compteur d’émission de gaz à effet de
serre à zéro en payant pour mes émissions
passées (incluant mais non limitées aux 3 773 Euros calculés plus haut). Si vous souhaitez m’aider à devenir neutre en CO2, cliquez ici !
Ma démarche n’a rien d'exceptionnel
(d’ailleurs
moi-même je suis plutôt normal, mes amis vous le
diront ) et je n'aspire pas du
tout à une vie d'ascète. Le fait est que nous ne
pouvons pas d’un coté nous auto
proclamer homo sapiens (l’homme sage) et en même
temps nous comporter sans
réfléchir aux conséquences de nos
actes, laissant à un hypothétique pouvoir
supérieur le loisir de légiférer et réglementer nos
habitudes comportementales
...
On
dit malheureusement des
Français -à
tort ou à
raison- "qu’ils
acceptent la réalité de
l’effet de serre, estiment que l’environnement se
dégrade et sont favorables au
développement durable … PAR CONTRE, ils
n’ont pas conscience d’une
responsabilité
individuelle évidente, et refusent de se soumettre
à une discipline qui
affecterait leur niveau de vie".
Il est vrai que
« Le » Français n’est pas
à un paradoxe près, mais
ne confondons pas baisse
du niveau de vie et baisse de la qualité de vie.
Prisonniers de monstrueux embouteillages ou conduisant nos enfants chez
le
médecin pour une affection due à la pollution
de l’air, nous sommes en
droit de nous interroger sur la qualité de notre vie
actuelle.
Avec comme moteur la croissance et l’accumulation de biens,
nous sommes de plus
en plus prisonniers de l’engrenage compétition
stress individualisme, débouchant
sur une société dure et
égoïste.
Nous avons eu besoin de 15 milliards d’années
d’évolution pour découvrir
l’origine de l’univers dont nous sommes issus, pour
déchiffrer le comportement
des atomes et des galaxies, pour explorer le système
solaire, pour mettre à notre
service les forces de la nature, mais nous sommes incapables de nous
mobiliser pour empêcher
notre propre élimination ! Voila en
résumé le drame auquel nous sommes
confrontés aujourd’hui.
Agissons ensemble pour un
monde meilleur !
Le
peu, le
très peu que l’on peut faire, il faut le faire
quand même.
Théodore
Monod.
Soyez
le changement que vous voulez voir dans le monde.
Gandhi.