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Newsletter no1 (11 Février 2008): A quatre mois du départ. Le
vent du cyclopède souffle sur vous tous et c'est avec
une émotion certaine que je m'adresse à vous
à l'occasion de cette première
Newsletter !
Tout d'abord merci d'avoir eu le courage d'embarquer à mes côtés pour cette nouvelle aventure, je vais faire mon possible et l'impossible si possible pour ne pas vous décevoir. Mon projet avance, récapitulons-ici quelques points parmi les plus importants:
Le
vent du cyclopède souffle à nouveau et voici donc
quelques nouvelles de Thaïlande à seulement deux
mois du départ ! Bigre, comme ça se
rapproche ... L’itinéraire :
j’ai
décidé de retirer le Bhoutan de mon parcours, non
sans regret, mais il fallait se rendre à
l’évidence, le col de Nathu La (entre la Chine et
l’Inde) est bel et bien fermé et le
détour en passant par Katmandou est tout simplement
déraisonnable. Le petit détail qui a aussi eu une
grande importance compte tenu de la nature de mon voyage,
c’est qu’un séjour au Bhoutan implique
une voiture suiveuse, c’est la règle, mais ce
n’est pas dans l’esprit d’un voyage sans
émission de CO2. Donc exit le Bhoutan … je
compenserai en prenant mon temps au Tibet ! Le
Tibet, c’était mon premier plan B, mais depuis les
émeutes du 14 mars dernier, c’est
particulièrement mal engagé. Pour faire court, le
Tibet, tout le Tibet, est fermé aux étrangers
jusqu’à nouvel ordre. La Chine elle-même
vient de se fermer à l’approche des jeux
olympiques. Les visas se délivrent au compte goutte et pour
des durées réduites … là
aussi jusqu’à nouvel ordre. Mais qu’ont
donc les Chinois à cacher au reste du monde ? La
réponse est évidente, mais ça ne
résout pas mon problème. Je
prépare donc actuellement deux autres plans B, le premier
contournant le Tibet par le Nord (sortie de la Chine par la
frontière Pakistanaise) et le second contournant par le sud
(via le Bangladesh). L’incertitude prédomine et
à priori je serai fixé une fois en route. Je
croise les doigts. Le
vélo vert … roule
particulièrement bien. J’ai attaqué
l’entraînement assidûment et je ne
désespère pas de parvenir à enfin
assouplir ma selle en cuir !! Cliquez ici pour
voir les dernières photos. Les partenariats … avancent, avec notamment plusieurs écoles primaires Françaises qui sont intéressées et qui ont, pour certaines, déjà commencer à travailler le sujet. Cliquez ici pour voir les différents types de partenariats. Le site Internet … régulièrement mis à jour, il reprend tout mon projet en détail et compte déjà plus de 16000 visiteurs. Bon vent à tous et rendez-vous en Juin pour la troisième Newsletter, . Newsletter no3 (4 Juin 2008): A moins d'un mois du départ ! Les visas : Laos, Viêt-Nam, Chine, Inde et Népal ... c'est dans la poche. Ce fut particulièrement ardu pour obtenir le visa Chinois, compte tenu des restrictions administratives suite à la récente répression au Tibet et à l'approche des Jeux Olympiques, mais grâce à un peu d'aide et beaucoup de chance, c'est finalement à l'ambassade Chinoise de Londres que j'ai obtenu mon sésame !! Concernant les deux visas restants, je devrais obtenir d'ici quelques jours celui du Pakistan ... et dans quelques mois celui pour l'Iran. L'itinéraire : à ce niveau là c'est toujours le grand flou en Chine. J'ai mon visa, certes, mais le Tibet est toujours hermétiquement fermé, tout comme nombre de provinces qui le jouxtent. Pour ne rien arranger, le séisme meurtrier de la mi-mai au Sichuan a détruit la plupart des routes permettant un accès par l'Est. Je prépare donc plus que jamais un plan de contournement du Tibet, soit via le Bangladesh, soit via la province Chinoise du Xinjiang. L'entraînement sur le vélo vert : après 500 km parcourus à vide et 200 km parcourus en charge (avec 35kg de bagages), la selle commence enfin à s'assouplir !! Mes débuts sur cet engin à forte inertie ne se sont pas fait sans peine ni sans mal ; le poids et le tangage sont particulièrement traîtres lors des changements de direction, je l'ai appris à mes dépens ... mais je pense maintenant avoir bien saisi cette caractéristique. Cliquez ici pour voir les dernières photos. Les partenariats se concrétisent :
Newsletter no4 (28 Juin 2008): Je pars demain. Donc voila,
ça y est, j’y suis presque, puisque
c’est demain matin que je pars … Mais diantre que
cette dernière semaine fut rude, avec trop d’au
revoirs, trop d’adieux, trop d’émotion
et aussi beaucoup trop de larmes. Autant mes collègues de
travail que mes amis ont su trouver les mots justes pour être
bien certains que je ne les oublierai pas … Je ne les
oublierai donc pas. C’est dur de partir. Voir
les dernières photos ici. Je
m’élancerai demain matin à 8h00, au
niveau du Parc Lumpini de Bangkok, en compagnie de quelques amis venus
m’escorter hors de la ville. J’espère
que d’ici là le ciel se sera éclairci
et que le vent aura faibli … aujourd’hui le temps
est maussade … La forme
physique : ça va
bien. Après avoir parcouru plus de 1000 km en deux mois pour
m’entraîner … il ne me reste plus
qu’à élever mon rythme
jusqu’à ~2000 km par mois. Le programme du
mois : 10 jours en
Thaïlande (vers le nord-est à travers
l’Isaan), 5 jours au Laos (traversée
d’ouest en est à partir de Savannakhet) et 15
jours au Viêt-Nam (la remontée vers Hanoi). Nouvelles sur la
Chine : le Tibet s’entrouvre enfin aux
étrangers … deux touristes seraient parvenus
–légalement- jusqu’à Lhassa
le 25 juin dernier. C’est une excellente nouvelle, cela
confirme qu’il n’est plus impossible de traverser
le Tibet, mais cela n’indique cependant pas encore que ce
sera possible, la nuance est importante. En attendant d’en
savoir plus, je me suis remis au Chinois :
Frédéric se transcrirait « fú léi dé lǐ kè »
… oui, oui, la communication est parait-il un
problème dans l’empire du milieu ! Compensation
carbone : le projet
continue, et ce seront bientôt 150 tonnes de dioxyde
de carbone qui seront compensées !! Cliquez ici
pour en savoir plus. Les
médias en parlent ...
Je vous donne
rendez-vous le mois prochain, depuis Hanoi, pour mes
premières impressions après un mois de voyage. Demain, je pars enfin … Newsletter no5 (27 Juillet 2008): Hanoi ! Donc
ça y est, depuis le temps que cela devait arriver et depuis
le temps que j’en parlais, je suis maintenant sur la route
… j’ai quitté Bangkok le dimanche 29
Juin comme prévu. Cela
n’a pas été simple de partir, et de
claquer cette porte d’appartement que je ne reverrai plus, en
laissant derrière moi 10 ans de souvenirs. Une page est
définitivement tournée, et elle fut lourde
à soulever ! J’ai
d’autant plus apprécié les nombreux
messages d’encouragements que j’ai reçus
la veille, le jour et le lendemain de mon départ. Que leurs
auteurs en soient ici chaleureusement remerciés. Le
départ en lui-même fut épique, avec une
étape fortement urbaine sur un vélo
particulièrement mal équilibré et au
comportement hésitant. Heureusement que je disposais
d’une escorte de choix en les personnes de mes amis
Stéphanie et Henri, venus pour m’assurer
une sortie de ville sans encombre. Ensuite la route, je la connaissais
plutôt bien et ce fut sans surprise : direction
plein est vers les provinces rurales de l’Isaan, le
Mékong et la frontière avec le Laos. Ce ne fut
que du bonheur : [Cliquez
ici pour le carnet de voyage en Thaïlande] La traversée du Laos fut quand
à elle bien plus facile qu’anticipée,
la route no9 allant jusqu'au Viêt-Nam ayant
été récemment refaite grâce
à des capitaux Japonais, ce ne fut donc qu’une
affaire de quelques jours seulement. C'est presque
passé trop vite : [Cliquez
ici pour le carnet de voyage au Laos]
Et
je suis donc arrivé au Viêt-Nam après
deux bonnes semaines de voyage, pour un dépaysement radical,
tant la culture Viêt-Namienne et les comportements tranchent
avec ce que j’ai pu connaître en Thaïlande
et au Laos. A tout dire, le voyage, le vrai voyage, a
débuté ici … et les
difficultés de communication avec. Je suis au
Viêt-Nam depuis maintenant deux semaines, j’ai
remonté la moitié du pays depuis
l’ancienne ligne de démarcation
séparant le sud et le nord Viêt-Nam et je suis
arrivé à Hanoi avant-hier. Tout se passe bien,
j'adore ce pays : [Cliquez
ici pour le 1ere partie du carnet de voyage au
Viêt-Nam] Itinéraire
: pour l’instant je suis mon plan de route
à la lettre. En parvenant au Viêt-Nam,
j’ai atteint le point le plus à l’est de
mon parcours et je suis maintenant la direction nord / nord-ouest. A
ceux qui s’étonnent de m’avoir vu partir
plein est depuis Bangkok, alors que la France se trouve
plutôt à l’ouest, je rappelle
qu’il n’est pas possible de traverser la Birmanie
en vélo (frontières terrestres fermées
et routes impraticables) et qu’il faut donc la
contourner ! La
forme physique :
ça va bien. Après avoir parcouru plus de 2000 km
sur un terrain majoritairement plat, les jambes suivent vraiment bien
et le poids des bagages ne se sent plus. Par contre la chaleur est
parfois éprouvante ... Le
vélo vert :
il va bien également. Je n’ai eu
qu’à resserrer quelques pièces (dont le
roulement de direction), mettre un petit coup de pompe dans chaque
roue, un peu d'huile sur la chaîne, réaligner les
patins de frein ... et rien d'autre. La seule chose qui ne fonctionne
pas, c'est mon feu arrière soit disant automatique,
d’un genre têtu et à la logique obscure,
s'allumant et s'éteignant quand bon lui semble, mais jamais
quand on lui demande. C'est agaçant, je vais devoir le
changer avant même d'en avoir eu besoin. Basta (c'est le nom
du fabricant, ça ne s'invente pas !). Le programme du mois prochain : 15 jours de plus au Viêt-Nam (la boucle nord-ouest via Dien Bien Phu et la plus haute route du pays, culminant à 2 000m) et 15 jours en Chine (via la très ancienne route du Thé utilisée à l'époque Ming). Il y a quelques bonnes grimpettes en vue .... Compensation
carbone : le
projet continue, et ce seront bientôt 150 tonnes de
dioxyde de carbone qui seront compensées !! Cliquez
ici pour en savoir plus. Les
médias en parlent ...
Je vous donne rendez-vous le mois prochain depuis Zhongdian en Chine, à seulement quelques km de la frontière avec le Tibet. Newsletter no6 (28 Août 2008): A la porte du Tibet ! Je
vous avais laissé à Hanoi, dans la chaleur et la
moiteur de la mousson, et bien depuis j'ai fait un bon bout de
chemin et je suis en ce moment en Chine, à Zhongdian plus
précisément (3 160 m) ; il
s’agit de l’avant-dernière ville de la
province du Yunnan sur la route du Tibet. Avant d’en dire
plus sur la Chine, revenons sur la fin de mon séjour au
Viêt-Nam. Au
départ d’Hanoi, je me suis dirigé vers
les premières vraies montagnes de mon voyage en empruntant
la route du nord-ouest qui passe notamment par Dien Bien Phu.
J’ai pris beaucoup de plaisir à parcourir ces
montagnes de moyenne altitude, les paysages y sont absolument sublimes
et les habitants de la région, majoritairement issus de
minorités ethniques, ont indéniablement
contribué à la sensation
d’évoluer sur une autre planète
… où quand les minorités deviennent
une majorité. Tout allait donc bien
jusqu’à ce que les pluies de la tempête
Kammuri arrosent abondamment la région, très
abondamment, beaucoup trop abondamment : 4 jours et 4 nuits
sans interruption, c’est long. La poussière est
devenue boue, les glissements de terrain se sont multipliés
en altitude, tout comme les inondations dans les vallées et
les routes furent coupées pendant plusieurs jours. [Cliquez ici pour lire
le carnet de voyage au Viêt-Nam] Lorsque
les routes furent enfin partiellement dégagées,
je me suis dirigé vers la frontière Chinoise
… pour y découvrir qu’ici aussi il
avait beaucoup plu. Le passage de la frontière fut tendu des
deux côtés, pour des raisons
différentes, mais j’ai fini par poser mes roues en
Chine … en laissant toutefois derrière moi tous
mes livres à tendance contre-révolutionnaire et
de nature à mettre en péril
l’unité nationale de la Chine, rien de moins. Si
le nord du Viêt-Nam ressembla à une autre
planète, pour la Chine je me dois de trouver une
métaphore encore plus forte, je dirais donc une autre
galaxie : absence totale de repère et absolument personne
qui connaitrait seulement quelques mots d’anglais.
J’ai fini par m’y faire, il le fallait bien, et
j’ai alors pu pleinement apprécier
l’incroyable hospitalité et la
générosité des Chinois du Yunnan. Il
ne s’est pas passé un seul jour sans que
l’on m’invite à déjeuner ou
à diner, parfois les deux. Voila qui tranche
singulièrement avec les images dont nous abreuvent les
médias ! La province du Yunnan, à
l’image de la Chine dans son ensemble, fonctionne
à deux vitesses : d’un
côté il y a des villes ultra modernes avec
d’immenses tours de verre où des Ferrari
côtoient des Porsche au feu rouge (véridique, vu
à Mengzhi) … et de l’autre
côté, à quelques kilomètres
seulement, il y a les campagnes où les paysans se
déplacent encore à dos d’âne ! [Cliquez ici pour lire la
première partie du carnet de voyage en Chine] La
forme physique : ça va
très bien. Après avoir parcouru plus de 2 000 km
supplémentaires en montagne, et en enchainant souvent des
étapes de plus de 100 km (avec entre 1 000 et 2 000
m de dénivelé positif), les jambes suivent
toujours bien, ma récupération est
très rapide et ma selle est devenue aussi confortable
qu’une vieille pantoufle ! le mal aux fesses des
premières semaines est bien loin. Le
climat : je suis passé de tropical humide
à tempéré d'altitude. C'est
très agréable lorsque le temps est
ensoleillé, mais vraiment frais si il pleut (15 à
16 degrés seulement). Le
vélo vert : il a souffert dans la boue et
sous la pluie, mais il a vaillamment résisté. Le
seul gros souci concerne les jantes, qui pour une raison que je ne
m'explique pas, ont fondu comme beurre de Yak au soleil et ont du
être remplacées après moins de 4000 km
!! Je ne recommande donc pas les Rigida Grizzly ... Le programme du mois prochain : ce sera 100% Tibet, avec la traversée de l'Himalaya et de ses cols à plus de 5 000 mètres. Il y a des chances pour que cela soit assez grandiose … Compensation carbone : le projet continue
… doucement. Il me manque encore quelques centaines
d’Euros pour atteindre les 150 tonnes de dioxyde de carbone
compensées !! Cliquez
ici pour en savoir plus. Les
médias en parlent, deux articles sont parus
ce mois => dans L'Echo Républicain et La
République du centre. Lire
les articles déjà parus. Le site
Internet : régulièrement
mis à jour jusqu’ici, et avec
déjà près de 50 000
visiteurs, je pense que je n’aurais pas assez de temps pour
le mettre à jour pendant la traversée du Tibet.
Ne vous inquiétez pas, c’est normal. . Newsletter no7 (15 Octobre 2008): Tibet ! .. Ca y est, c’est fait, je viens de traverser le Tibet … et je peux maintenant confirmer cette rumeur tenace, oui, il y a bien des montagnes au Tibet. Il y en a même de très hautes, de très belles, de très arides et il y en a aussi d’un peu toutes les couleurs : des grises, des vertes, des jaunes, des marrons mais aussi des rouges et des blanches … c’est un véritable festival de couleurs. J’ai parcouru 2 400 km au Tibet, j’ai grimpé 26 000 m de dénivelé (soit trois fois l'Everest !!) à une altitude moyenne de 4 000 m et avec une altitude maximum de 5 248 m. Ce sont des chiffres qui sont entrés directement au Panthéon de mes records personnels, je n’avais jamais autant grimpé et je n’étais jamais monté aussi haut. Mais le Tibet ne se résume pas seulement à ses montagnes, même si pour un cycliste évidemment cela revêt une importance particulière. Le Tibet c’est aussi et surtout un pays hautement spirituel où la nature est respectée et où l’environnement a été préservé avec soin depuis toujours. Le Tibet, enfin, est un pays qui vit depuis 60 ans sous un régime d’occupation … et dont l’héritage culturel est mis à l’épreuve de l’administration Chinoise chaque jour un peu plus. [Cliquez ici pour lire mon carnet de voyage au Tibet] La forme physique : ça va très bien, mes jambes sont devenues de véritables pistons qui ne connaissent ni la fatigue, ni la douleur. L’acclimatation à l’altitude s’est faite progressivement et sans problème particulier, même si parfois en fin de col le souffle fut un peu court. Le climat : le début du parcours s’est effectué sous des restes de mousson, ce qui fut moyennement agréable certains jours (temps couvert, pluie, grêle, neige, boue, froid transperçant) mais j’ai fini sous le soleil et avec un magnifique ciel bleu d’automne. Du fait de l’altitude, évidemment il a fait plutôt froid … Le vélo vert … a résisté aux impossibles routes Tibétaines, et c’est un véritable exploit car rien ne lui aura été épargné : boue, pierres, pavés, poussière, sable … sur des centaines et des centaines de kilomètres. Au final, rien à signaler, les vitesses passent toujours sans sourciller comme au premier jour. Le programme du mois : je viens d’arriver au Népal et je compte y rester encore deux ou trois semaines, avant de me diriger plus à l’ouest vers le nord de l’Inde. Compensation carbone : le projet continue et 50 nouvelles tonnes de carbone seront compensées dès le mois prochain !! Il n’en restera alors plus que 250 … Cliquez ici pour en savoir plus. Les médias en parlent : un article est paru le mois dernier dans le magazine « carnets d’aventure ». Lire les articles déjà parus. Je vous donne rendez-vous le mois prochain depuis Dharamsala en Inde … . Newsletter no8 (19 Novembre 2008): Inde ! .Le mois qui vient de s’écouler m’a vu effectuer un pas important vers l’Europe, j’ai ainsi définitivement laissé derrière moi la Chine et sa sphère d’influence en arrivant au Népal et en effectuant mes premiers tours de roue sur le sous continent Indien. Le changement de décor fut radical … encore une fois. Le plus difficile a été de s’acclimater à la nourriture, à la densité, à la foule -parfois envahissante- et à l’extrême pauvreté. Le Népal, qui plus est, est un pays qui sort tout juste de 12 ans de guerre civile. Tout y est à faire … [Cliquez ici pour lire mon carnet de voyage au Népal] J’ai ensuite poursuivi ma route à travers les provinces du Nord de l’Inde en passant par plusieurs villes saintes de différentes religions : Haridwar (Hindoue), Ponta Sahib et Anandpur Sahib (Sikhs) et Dharamsala (Bouddhiste). L’Inde fait partie des très bonnes surprises de ce voyage, je m’attendais à y vivre un véritable calvaire, une idée préconçue par un excès d’ignorance, et au final je passe un très agréable séjour dans ce pays haut en couleurs … [Cliquez ici pour lire la première partie de mon carnet de voyage en Inde du Nord] Le climat : il n’est pas tombé une seule goutte d’eau depuis un mois et demi et le soleil est omniprésent du matin jusqu’au soir. Avec l’hiver qui approche, les températures baissent un peu mais restent très agréables. Le vélo vert … se porte comme un charme. RAS. Le programme du mois : je reste encore une petite semaine en Inde, au Punjab, et ensuite je continue ma route au Pakistan, en direction du Baloutchistan et de la frontière Iranienne. Compensation carbone : le projet continue, 50 nouvelles tonnes de carbone ont été compensées en Novembre, portant ainsi le total à 150 tonnes depuis mon départ !! Il n’en reste maintenant plus que 250 … cliquez ici pour en savoir plus. Les médias en parlent : un article vient d’être publié sur la page d’accueil du site Internet du Conseil Général d’Eure et Loir, cliquez ici pour lire les articles déjà parus. Correspondance : je ne le dis pas assez, mais sincèrement merci à tous ceux qui m’écrivent régulièrement et me soutiennent !! Merci … Je vous donne rendez-vous le mois prochain depuis Quetta au Pakistan … . Newsletter no9 (31 Décembre 2008): En pays Baloutche ! .Cela
fait maintenant six mois que je suis parti de Bangkok, six mois que je
pédale sur les routes d’Asie, avec maintenant un
peu plus de 10 000 km à mon compteur. Je suis
à mi-chemin, il me reste encore six autres mois pour
parcourir 10 000 autres kilomètres, mais maintenant
chaque jour et chaque kilomètre qui passent me rapprochent
véritablement du but, la France et bien sûr
Châteaudun. C’est donc un autre voyage qui
commence, avec l’arrivée en point de mire.
Depuis
ma dernière Newsletter, j’ai bouclé mon
étape Indienne en passant par la petite ville
Tibéto-bouddhiste de Dharamsala et par la ville sainte Sikh
d’Amritsar, avec en point d’orgue le magnifique
Golden Temple qui selon certains se classe juste derrière le
Taj Mahal
pour sa beauté architecturale. [Cliquez
ici pour lire mon carnet de voyage en Inde du Nord]
C’est
au lendemain des attentats de Bombay que j’ai
traversé la frontière en direction du Pakistan
… l’actualité aurait difficilement pu
être plus dramatique entre les deux frères ennemis
du sous-continent Indien.
Le
Pakistan et sa culture résolument musulmane m’ont
assuré un dépaysement radical … et
j’ai eu tout le temps de l’apprécier en
m’installant pour une durée
indéterminée à Lahore, la capitale
culturelle du pays. Une durée
indéterminée où chaque jour
j’espérais recevoir mon visa pour
l’Iran, et où chaque jour, pendant trois longues
semaines, j’ai été
systématiquement déçu. A ceux qui se
demandent quelle est la plus grande épreuve à
surmonter dans un périple comme le mien, j’ai
maintenant la réponse : la plus grande
épreuve, ce n’est pas la montagne, le froid,
l’altitude, la nourriture Népalaise, la
circulation en Inde ou l’isolement, non, la plus grande
épreuve, c’est de se retrouver bloqué
par un nœud administratif et de voir son sort
dépendre du bon vouloir d’obscures fonctionnaires
… voilà la véritable
épreuve, voilà le véritable obstacle.
Du
coup j’ai pris un peu de retard sur mon plan de route, mais
rien de rédhibitoire, et sitôt mon visa en poche,
je suis remonté en selle en direction du sud de la province
du Punjab, le nord du Sindh et l’est du Baloutchistan
jusqu’à Quetta …
bénéficiant sur la fin d’une succession
d’environ une vingtaine d’escortes
policières !! J’ai
déjà traversé quelques
déserts pour arriver à Quetta, et les colonnes de
dromadaires en bord de route font désormais partie du
paysage. [Cliquez
ici pour lire mon carnet de voyage au Pakistan]
La
forme physique :
ça va très bien, les trois semaines
d’inactivité à Lahore n’ont
pas eu de véritables conséquences sur mon
aptitude naturelle à pousser sur des pédales.
La
météo :
hormis trois jours de pluie, il fait toujours aussi beau, du matin
jusqu’au soir, avec un grand ciel bleu et des
températures encore très agréables
pour la saison.
Le
vélo vert … s’est
ennuyé ferme à Lahore, mais depuis tout va pour
le mieux. Il est bien au chaud dans ma chambre
d’hôtel et je l’ai même
douché ce matin pour rincer toute la poussière
accumulée au cours des derniers jours.
Le
programme du mois :
je vais rester au Pakistan pendant encore une bonne semaine, le temps
de traverser les 600 km du désert du Baloutchistan, et
ensuite je vais commencer la remontée sud-est =>
nord-ouest de l’Iran via les villes historiques de Bam, Yazd
et Esfahan.
Compensation
carbone :
le projet continue, j’ai compensé 150 tonnes
depuis mon départ et il en reste encore 250 … cliquez
ici pour en savoir plus et pour voir comment m'aider.
Les
médias en parlent : deux
articles sont parus récemment, le premier dans la Newsletter
de Climat Mundi, le spécialiste en produits et services
neutres en CO2, et le second dans la République du Centre, cliquez
ici pour lire les articles déjà parus.
Je
vous donne rendez-vous le mois prochain depuis
Téhéran.
Joyeuses
fêtes de fin d’année et tous mes
meilleurs vœux pour 2009 … rêvez votre
vie et vivez vos rêves, voilà tout le mal que je
vous souhaite … Newsletter no10 (1er Février 2009): La longue traversée du désert ! . Depuis
ma dernière Newsletter, j’ai bouclé mon
étape PAKISTANAISE en traversant le fameux désert
du Baloutchistan … et ce fut un grand moment de pur
bonheur : des dunes de sable, des montagnes arides, ocres, des
villages-oasis tous les 100 ou 150 km, des gens formidables, des
dromadaires, une petite route étroite sans circulation, un
grand soleil … et aussi beaucoup de vent dans le
dos !! [Cliquez
ici pour lire la fin de mon carnet de voyage au Pakistan]
J’ai
ensuite continué ma route en IRAN, non sans mal.
Après les affres de la pénible obtention de mon
visa, je me suis retrouvé confronté de visu
à la police Iranienne, peu aimable, franchement antipathique
et déterminée à ne pas me laisser
pédaler dans le sud du pays. Je me suis ainsi fait balader
et secouer à l’arrière de plusieurs
véhicules de police sur près de 300 km, avant
d’être enfin « remis en
liberté ». Je n’ai pas aimé.
Après
ce départ effectué du mauvais pied,
j’ai un peu peiné à retrouver le
plaisir de rouler. J’ai enchainé des centaines de
kilomètres, toujours dans le désert, mais cette
fois dans le froid, avec du vent de face et au milieu d’une
circulation bien peu respectueuse des cyclistes. Les Iraniens
confirment ce fait maintenant reconnu scientifiquement : une
personne normalement constituée perd
instantanément 100 points de QI dès
qu’elle s’assoit derrière un volant.
Attention danger, la bêtise guette ceux qui sont les moins
bien équipés …
Bref,
j’ai donc décidé d’esquiver
Téhéran, ses millions de voitures, ses 2 fois 10
voies de circulation, sa pollution … et je me suis
attardé en route dans les caravansérails et les
très belles cités construites au milieu du
désert : Bam, Rayen, Mahan, Zei-o-din, Kerman,
Yazd, Na’in et Esfahan … autant de
véritables joyaux architecturaux qui redonnent du baume au
cœur. Et puis ce fut aussi l’occasion de rencontrer
et d’échanger avec de nombreux Iraniens et
Iraniennes, des êtres charmants et cultivés, qui
plus est doués d’un rare sens de
l’hospitalité. [Cliquez
ici pour lire mon carnet de voyage en Iran]
La
forme physique :
tout va vraiment bien, aucun problème.
La
météo :
le temps s’est bien rafraichi, les gelées
matinales sont devenues communes, la neige tombe de temps en temps, le
vent est souvent glacial … et
généralement mal orienté, mais le
soleil résiste bien, et rend la plupart des
journées franchement agréables !!
Le
vélo vert … a
connu sa toute première crevaison sur les routes du
Baloutchistan. Un clou de deux bons centimètres a mis fin
à plus de 10 000 km
d’invincibilité ! Pour le reste, tout
semble en ordre, la chaîne commence à bien
s’allonger mais j’ai jugé
qu’elle pouvait encore tenir 3 ou 4 000 km
jusqu’à la Grèce. Inch Allah (si Dieu
le veut) comme on dit par ici …
Le
programme du mois :
je vais poursuivre mon périple Iranien en
m’enfonçant dans les provinces montagneuses du
nord-ouest, et d’ici trois semaines, je vais commencer la
longue traversée de la Turquie. Ce mois sera
placé sous le signe du froid, les températures
descendant régulièrement
jusqu’à -20 degrés dans la
région …
Compensation
carbone :
le projet continue, j’ai compensé 150 tonnes de
carbone depuis mon départ et les 200 tonnes approchent
à grands pas … cliquez
ici pour en savoir plus et voir comment vous pouvez m'aider.
Les
médias en parlent : un
article est paru au début du mois dans l’Echo
Républicain, cliquez
ici pour lire les articles déjà parus.
Je vous donne rendez-vous le mois prochain depuis l’Est de la Turquie … . Newsletter no11 (13 Mars 2009): Les affres de la neige ! Depuis
ma dernière Newsletter, j’ai fini mon
étape Iranienne en passant par les villes historiques
d’Esfahan, Natanz, Qom, Kashan, Orumyeh … et en
empruntant cet itinéraire, j’ai eu quelques
surprises, dont la plus inattendue fut de passer juste devant le fameux
centre de recherche nucléaire qui procède
à l’enrichissement –très
controversé- de l’Uranium Iranien. Devant la forte
présence militaire déployée aux abords
du site, il va s’en dire que je suis passé bien
vite …
Ensuite, fatigué d’évoluer au milieu des camions, j’ai emprunté les toutes petites routes de montagnes du nord-ouest du pays, dans les provinces Kurdes et Azéries, où là j’ai commencé à découvrir beaucoup de neige … et beaucoup de pentes d’un pourcentage réellement impressionnant, au point que pour la première fois de ce voyage, je me suis tout simplement demandé si ça allait être possible ! [Cliquez ici pour lire la fin de mon carnet de voyage en Iran]
L’hospitalité
des Iraniens fut extraordinaire, mais la circulation fut un enfer et
c’est sans regret que j’ai franchi la
frontière Turque à la fin du mois de
Février. Le contraste avec l’Iran fut saisissant,
la Turquie est un pays laïc où la
liberté devient palpable, et où surtout la joie
de vivre se ressent nettement. Sans pourtant en avoir
réellement souffert en Iran, j’ai tout de suite
apprécié la différence.
Mes
premiers tours de roue en Turquie furent cependant plus difficiles que
prévus. J’ai ainsi du composer avec les
fréquentes chutes de neige, les routes glissantes, le vent
toujours de face, les meutes de chiens enragés …
et d’incessantes successions de cols à franchir.
C’est en Turquie que mon compteur a
dépassé les 100 km de
dénivelé positif, et depuis il indique
déjà plus de 110 km, soit tout de même
une jolie douzaine
« d’équivalent
Everest » depuis mon départ de Bangkok. [Cliquez
ici pour lire mon carnet de voyage en Turquie]
La
forme physique :
tout va très bien, malgré quelques douleurs dans
l’épaule gauche, probablement la
conséquence du nombre incalculable de pierres que
j’ai pu lancer sur les chiens qui s’approchaient
trop près en me montrant les crocs, une bien mauvaise
habitude en Turquie.
La
météo :
il n’a pas fait aussi froid que je le craignais, et le
mercure n’est jamais descendu sous les -6 degrés.
Mais par contre il y a eu beaucoup de vent, et il a neigé,
neigé et encore neigé, en Iran mais surtout en
Turquie, avec les problèmes que cela n’a pas
manqué de poser pour gérer
l’équilibre précaire d’un
véhicule équipé de seulement deux
roues …
Le
vélo vert …
commence à émettre des bruits un peu suspects !!
Sont en cause le roulement de la roue avant, à la peine
depuis quelques jours, et la chaîne qui manifestement a fait
son temps et ses kilomètres … en
espérant que tout cela tienne bon
jusqu’à Izmir (~ 1 000 km).
Le
programme du mois :
je poursuis la traversée de la Turquie en me dirigeant plein
ouest vers la mer Egée, puis je vais remonter vers le nord
en traversant le détroit des Dardanelles, et enfin
continuer quelques kilomètres plus à
l'ouest jusqu'au niveau de la frontière Grecque.
Compensation
carbone :
le projet continue, je viens de compenser 50 tonnes
supplémentaires, portant ainsi le total à 200
tonnes depuis mon départ de Bangkok … cliquez
ici pour en savoir plus et pour découvrir comment
m’aider.
Les
médias en parlent : France
Info a évoqué mon voyage dans sa chronique du
samedi intitulée « les
aventuriers », Turkish News a publié un
article dans son quotidien national et Kanal 1 a diffusé une
interview télévisée … je
suis en train de devenir célèbre en
Turquie ! cliquez
ici pour lire les articles déjà parus.
Je vous
donne rendez-vous le mois prochain depuis la Grèce pour mes
premiers tours de roue en Europe ! Newsletter no12 (9 Avril 2009): Premiers pas en Europe ! Je
suis donc maintenant en Europe, qui plus est dans un pays de
l’Union Européenne puisque je viens
d’arriver dans la ville Grecque
d’Alexandroúpolis … après
avoir pédalé pendant pas moins de 7 semaines en
Turquie. A ceux qui m’ont dit :
« mais tu es encore en
Turquie !? » je leur ai répondu
que la Turquie est un très grand –et surtout
très long- pays … que j’ai
d’ailleurs beaucoup apprécié, ce qui
peut paraître paradoxal au vu des petits
désagréments que j’ai
rencontré tout au long de cette étape,
à commencer par un temps exécrable, mais aussi
des chiens agressifs, des enfants qui lancent des pierres et, pour en
finir avec cette liste peu glorieuse, la
désagréable proximité d’un
tourisme de masse développé à outrance. Si malgré cela je garde un excellent souvenir de mon passage en Turquie, c’est que le pays se distingue par ailleurs grâce à de nombreux sites naturels à couper le souffle (la Cappadoce, la région des lacs), une multitude d’anciennes cités Grecques particulièrement évocatrices (Aphrodisias, Ephèse, Pergamum, etc) et de petits bijoux de villages magnifiquement préservés (Egirdir, Selcuk, Ayvalik). Lorsque l’on ajoute à ce cocktail déjà séduisant la remarquable hospitalité des Turcs et une cuisine qui se classe parmi les plus variées et les plus réussies du monde, la cause est définitivement entendue … [Cliquez ici pour lire mon carnet de voyage en Turquie]
Le
vélo vert s’est
offert une cure de jouvence en trois étapes.
D’abord une nouvelle roue avant dans le petit village
d’Egirdir (le roulement du moyeu était
irrécupérable), puis ensuite un nouveau pneu
arrière changé sur le bord de la route (celui
d’origine était sur le point
d’éclater) et enfin une toute nouvelle
transmission chaîne + pignons + pédalier
à Izmir … où le mécanicien
qui a inspecté mon vélo n’avait jamais
vu une chaîne aussi usée en 20 ans de
métier !! Donc voilà, les principales
pièces d’usure ont été
changées et je devrais maintenant pouvoir rallier Châteaudun
sans autre intervention mécanique.
Le
programme du mois :
après avoir passé presque deux mois en Turquie,
je vais maintenant traverser quatre pays en un seul tout petit mois, en
commençant par la Grèce, puis
l’Albanie, le Monténégro et enfin la
Bosnie-Herzégovine. J’ai l’impression
que le rythme du voyage s’emballe maintenant que
l’arrivée est en vue …
Compensation
carbone :
le projet continue, j’ai déjà
compensé 200 tonnes depuis mon départ de Bangkok
et je vais compenser 50 tonnes supplémentaires le mois
prochain … cliquez
ici pour en savoir plus et pour découvrir comment
m’aider.
Les
médias en parlent :
l’Echo Républicain a publié un article
au milieu du mois de Mars, cliquez
ici pour lire les articles déjà parus.
Le
vélo à Lyon : ça
n’a pas de rapport direct avec mon voyage, mais comme
à mon sens le plus noble voyage qu’un cycliste
puisse réaliser est celui qui le conduit tous les jours de
son domicile à son lieu de travail, il me parait tout
naturel d’informer ici les Lyonnais -et les autres- que Vélonaute,
LA boutique du vélo de ville et de randonnée
à Lyon, ouvrira ses portes le 10 Avril au 35, Rue Tronchet
dans le 6ème (Métro Foch).
www.velonaute.com
Je vous
donne rendez-vous le mois prochain depuis la Bosnie … Newsletter no13 (6 Mai 2009): Au coeur de l'ex-Yougoslavie. Ce premier mois en Europe était un test, et j’avoue qu’il constituait pour moi une grande inconnue. Quid de l’accueil et de la facilité d’évoluer à vélo à travers des pays (presque) développés ? La Grèce apporta une première réponse rassurante et reste à ce jour le pays le plus développé de mon voyage. Evidemment le coût de la vie ne correspond à rien de ce que j’avais pu connaître jusqu’ici, mais j’ai largement compensé en profitant du beau temps et en campant le plus souvent possible, généralement au milieu des oliviers ! J’ai aussi profité des petites routes du réseau secondaire, magnifiques mais fort montagneuses, pour m’éloigner de la circulation et m’attarder dans l’arrière-pays, notamment en faisant le tour du Mont Olympe, la célèbre résidence des Dieux de la mythologie Grecque … [cliquez ici pour lire mon carnet de voyage en Grèce] La météo … a été capricieuse ces derniers temps, avec quelques beaux orages et des températures qui jouent au yoyo d’un jour à l’autre. Le vélo vert … se porte comme un charme. Newsletter no14 (9 Juin 2009): La France ... La
France donc, ça y est, j’y suis … et
l’arrivée à Châteaudun se
précise ! Ce onzième et avant-dernier
mois de voyage m’a conduit du sud de la
Bosnie-Herzégovine jusqu’au pied des Alpes
Françaises … et ce fut un très joli
mois, riche en rencontres.
Comme
prévu mon grand ami Grégoire m’a
rejoint en train à Sarajevo. Son voyage (avec
vélo et remorque) fut long et parfois difficile, mais il
n’a pas perdu son temps, et il est maintenant incollable sur
les différentes connexions ferroviaires
intra-européennes. Outre la joie de pédaler
ensemble, la Bosnie-Herzégovine nous combla par son riche
héritage culturel et par son environnement remarquablement
préservé … mais la
Bosnie-Herzégovine nous plongea aussi dans de profondes
réflexions sur la folie des hommes, elle qui fut le
théâtre d’un terrible conflit au milieu
des années 90. [cliquez
ici pour lire mon carnet de voyage en Bosnie-Herzégovine]
Notre mini séjour en Croatie nous laissa à peu près le même sentiment pour les mêmes raisons. Nous n’y sommes restés que deux petits jours, mais nous avons tout de même eu le temps de nous émerveiller devant l’immensité des forêts. [cliquez ici pour lire mon carnet de voyage en Croatie]
En continuant notre route à travers les Républiques d’ex Yougoslavie, nous avons ensuite traversé la Slovénie où nous avons découvert un pays qui fait la part belle aux vélos et aux cyclistes. Nous nous sommes régalés, et nous avons en plus eu le privilège d’être reçu à Novo Mesto et Ljubljana chez mes amis Katja et Klemen. [cliquez ici pour lire mon carnet de voyage en Slovénie]
Nous sommes ensuite arrivés en Italie, d’où Greg est reparti en train vers la France pour un voyage nettement plus court et un peu plus simple que lors de l’aller. Avec la pratique et l’expérience, les affres du rail Européen sont finalement apprivoisables ! De nouveau seul, je ne le suis pas resté longtemps puisque Leo m’avait invité à passer quelques jours chez lui à Ponte di Barbarano, en Vénétie. Je dois avouer que j’ai beaucoup apprécié l’Italie, sa cuisine, ses vins, ses trésors architecturaux, et aussi surtout ses nombreux cyclistes qui écument les routes de campagne, source inépuisable d’encouragements et de conseils avisés. Les Italiens sont vraiment sympas, et en plus ils aiment le vélo. [cliquez ici pour lire mon carnet de voyage en Italie]
Le passage de la frontière Française entre Vintimille et Menton sonna le début de l’arrivée, j’y ai rencontré comme prévu Christophe, un ami que j’ai rencontré en Thaïlande il y a dix ans, mais aussi un ami de toujours tant notre amitié est évidente. La suite, la journée passée à l’école Toreille de Vence, la sortie en vélo avec les enfants de la classe de Christophe et tout le reste, je vous en parlerai le mois prochain !
La
météo … fut
franchement estivale jusqu’à la
frontière Française, avec des
températures flirtant allégrement avec les 40
degrés … mais le rafraichissement en arrivant en
France fut sensible, et les averses sont depuis assez
fréquentes.
Le
vélo vert …
a perdu une pédale, et non les pédales,
j’ai donc fait quelques kilomètres sur une
« patte » avant de monter une
nouvelle paire de pédales, et depuis tout va bien
…
Le
programme du mois :
je remonte tout doucement la France via Villeneuve Loubet,
Vence, Castellane, Digne-les-Bains, Gap, Grenoble, Lyon, Allanche, le
Massif Central, Anjouin, Tours et Vendôme. Je vais en
profiter pour m’attarder un peu chez la famille, les amis,
les amis de la famille et aussi la famille des amis … je
savoure …
L’arrivée
à Châteaudun :
je vais arriver à Châteaudun le vendredi 26 Juin,
place de la Mairie, vers 11h00.
Conférences :
après
une première inédite dans
l’école Toreille de Vence en début de
mois, je remets ça le mardi 16 Juin à Lyon,
à 18h30, en collaboration avec Vélonaute
(le vélo au quotidien pour tous) dans
la librairie Raconte-moi
la Terre (14 rue du Plat 69002 Lyon). Entrée
libre et gratuite bien entendu, amis Lyonnais venez nombreux.
Compensation carbone : j’ai compensé 250 tonnes de CO2 depuis mon départ de Bangkok et je vais compenser 50 tonnes supplémentaires à la fin du mois … cliquez ici pour en savoir plus et pour découvrir comment m’aider.
Les
médias en parlent :
l’Echo Républicain et Nice Matin ont chacun
publié un article le mois dernier, cliquez
ici pour lire les articles déjà parus.
Je
vous donne rendez-vous à la fin du mois … depuis
Châteaudun ! Newsletter no15 (17 Juillet 2009): Châteaudun ! Cela n’aura donc échappé à personne parmi vous, je suis maintenant arrivé au terme de mon voyage … « déjà » diront certains, « ce n’est pas trop tôt » répliqueront les autres. Parti un certain 28 Juin 2008 du parc Lumpini de Bangkok, l’arrivée à Châteaudun me semblait alors bien lointaine, presque hypothétique, et pourtant tout arrive. Je suis ainsi arrivé à Châteaudun 363 jours plus tard après avoir parcouru la bagatelle de 20 904 km et gravi l’équivalent d’une vingtaine d’Everest. Un dernier mois où j’ai exclusivement pédalé en France, en zigzagant généreusement au gré des invitations chez les uns et les autres, dans la famille, chez les amis, les amis de la famille et la famille des amis, chacun trouvant le temps de m’accueillir et même parfois l’énergie pour m’accompagner un jour ou deux à vélo ! Ce furent des moments privilégiés, très touchants, qui resteront gravés à jamais. Et le final ? Que dire du final, le dernier jour du dernier mois, sinon que ce fut un final en apothéose, avec une cinquantaine de cyclistes à mes côtés, et avec un formidable comité d’accueil devant la mairie de Châteaudun, dont la doyenne n’était autre que ma petite grand-mère Edith, 90 ans la semaine suivante !! J’en ai encore les jambes qui flagellent … [cliquez ici pour lire mon carnet de voyage en France] La météo … fut en général fraîche et venteuse, mais le soleil, heureusement, a également été bien présent. Le vélo vert … m’a un peu inquiété avec une roue-libre très « cliquetante » qui éprouvait parfois de grosses difficultés à embrayer, mais depuis que je suis arrivé, le problème a miraculeusement disparu ! La capacité d’un vélo à se réparer lui-même me surprendra toujours. Compensation carbone : je viens de compenser 50 tonnes supplémentaires et le total s’établit maintenant à 300 tonnes de CO2 depuis mon départ de Bangkok, cliquez ici pour en savoir plus. Les médias en parlent (beaucoup ce mois-ci): trois articles de l’Echo Républicain, deux articles de la République du Centre, un article de la Nouvelle République, à l’antenne de Radio Intensité, sur le plateau de TVL28 et dans un reportage diffusé sur France 3, cliquez ici pour en savoir plus. Remerciements … en premier lieu à mes parents bien sûr, eux qui m’ont sensibilisé dès mon plus jeune âge aux vertus écologiques du vélo, à ma famille ensuite, mes amis et mes anciens collègues Thaïlandais pour leur inconditionnel soutien, à mes partenaires Climat Mundi et la CFE pour leur contribution à mon projet de compensation de CO2, à Christophe et Sandrine pour leur implication et celle de leurs élèves respectifs, aux nombreux Dunois et Dunoises et aux autres pour leur accueil à Châteaudun … et enfin à tous ceux de tous horizons et de toutes nationalités qui m’ont aidé et encouragé sans relâche tout au long de ces 12 mois de voyage. Merci à vous tous, car ce n’est pas un hasard si je ne me suis jamais senti seul sur mon vélo … Cette 15ème et dernière newsletter ainsi s’achève. Mon voyage est fini, je ne sais pas encore de quoi mon avenir sera fait … mais une chose me parait aujourd’hui évidente, la protection de l’environnement va rester ce qui guidera mes prochains projets, pour la très simple raison qu’agir en cohérence avec ses convictions est le plus grand cadeau que tout un chacun puisse se faire à lui-même … et l’aventure continue, car l’aventure jamais ne s’arrête … Frédéric.
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