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Le carnet de voyage en Thaïlande ...                     (1 025 km / 29 Juin - 11 Juillet 2008)
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Les informations générales (valide au 30 juin 2008)

  • Capitale : Bangkok (Khrung Thep).
  • Superficie : ~ 517,000 km2 (= 0.8 x France).
  • Population : ~ 65 millions d'habitants (= 1 x France).
  • Densité : 126 habitants / km2.
  • Langue : Thaïlandais.
  • Principales religions : Boudhisme theravadda (95%), Islam (4%) et autres (1%).
  • Indice de Développement Humain (IDH) : 0.784, soit le 74ème pays sur 177. Qu'est-ce-que l'IDH ?
  • Système politique : Monarchie constitutionnelle.
  • Roi : Bhumibol Adulyadej, RAMA IX  (depuis Juin 1946).
  • Premier ministre : Samak Sundaravej (depuis Janvier 2008).
  • Taux de croissance 2006 : 5%.
  • Monnaie : Thai Baht (THB), 1 Euro = ~ 52 THB.
  • Principaux produits importés : énergie, minéraux, métaux et composants électroniques.
  • Principaux produits exportés : riz, crevettes, automobiles (pick-ups), produits électriques et électroniques.


La carte de Thaïlande avec l'itinéraire suivi 


Carte de l'ex-Indochine



Le récit du voyage en
Thaïlande avec les meilleures photos

Dimanche matin, à 8h00, ils étaient là pour mon départ : Steph’, Cindy, Sophie, Henri, moi (eh oui !!), Jean, Fah, Eak, K.Chumpol, K.Somphob (photographe et donc absent de la photo) mais aussi K.Nampeth, son mari et sa petite fille de quelques mois seulement (eux trois aussi sont absents de la photo).

RDV dimanche matin au Lumpini avec les amis et les collegues ... Premiers tours de roue ... surtout ne pas se faire ecraser sous l'oeil du photographe ...

Pour les premiers tours de roue sur l'avenue RAMA IV, K.Chumpol m'a accompagné sur 500 mètres ... c'est l'intention qui compte ... mais Henri et Steph', eux, ont poursuivi 65 km plus loin jusqu'à mon ancien lieu de travail.

L'equipe ... L'epreuve ...

Et nous l'avons fait, nous avons survécu à l'enfer urbain de Bangkok, en empruntant Sukhumvit d'abord puis Bang Na ensuite (photo au dessus à droite) !! Si, si, même ça, ça se pédale ... mais il est vrai qu'il faut avoir la foi ...

En arrivant à l'usine, nous furent tous les trois accueillis par mes anciens collègues de travail : K.Napa, K.Neatchanok, K.Jiranan, K.Poom, K.Putlai, Gérard, K.Chumpol, K.Amronwaree et bien d'autres ...

Petit arret a l'usine ...

L'autoroute laisse rapidement sa place à de plus petites routes bien plus paisibles et agréables au cycliste ; le vélo va bien malgré le poids important à traîner, je vais bien malgré les centaines de kilomètres déjà derrière moi … et en un mot, pour l’instant après quelques jours de voyages : tout va bien. Il n’y a plus qu’à ouvrir les yeux bien grands et profiter … le stress du départ n’est plus qu’un lointain souvenir.

Les rizières sont omniprésentes de part et d’autre de la route. Celle-ci, à la manière d’une digue, est environ deux mètres au dessus des champs … cela donne l’étrange impression d’avancer au milieu d’une mer de riz. Les paysans s’activent, ils sont nombreux, hommes et femmes, à repiquer les plants de riz à la main. Cette campagne est vivante, elle fait plaisir à voir … et le passage d’un cycliste ne passe pas inaperçu !

Les rizieres ... a perte de vue !

Les animaux peuplent aussi encore très largement la campagne, avec de très nombreux buffles d’eau (ci-dessous à gauche), zébus, poules, canards … mais aussi serpents et même éléphants, dont on peut régulièrement observer les traces de leur passage (ci-dessous à droite).

Buffles d'eau ... Sur la trace des elephants ...

Les chiens par contre se font particulièrement discrets pour l'instant, et si ce n’était ce chien à trois pattes qui, dans une vaine tentative de vengeance envers les véhicule à roues, s’est pris d’une subite envie de me croquer un mollet, je n’aurais pour l’instant à ne déplorer aucune agressivité de leur part. Il faut avouer également que vu le nombre de « galettes » de chien éparpillées sur la route, il leur faut un certain courage pour persister à s’aventurer sur ce terrain manifestement hostile à leur égard.

Pendant ces premiers jours, je n’ai pas vraiment respecté le principe qui veut qu’il soit préférable de partir doucement. Fort d’un entraînement conséquent, j’ai enchaîné les étapes de plus de 100 km sur le plat … jusqu’à ce que je parvienne à la première véritable pente de ce voyage, à seulement quelques km du Cambodge. Oh, rien de bien méchant dans l’absolu : seulement 200 mètres de dénivelés, mais à monter en moins de 2 km. Alors faites le calcul, vous verrez que ça donne une pente de 10%, avec des pointes à 15% par endroits. J’en ai fait une question de principe, il était hors de question de mettre pied à terre sur la première pente de ce voyage, surtout quand l’Himalaya vient ensuite … donc j’ai certes zigzagué, mais je suis monté en pédalant jusqu’au bout ! Ca monte ...

Vers 15h00, les écoliers envahissent les routes, bien souvent à deux ou trois sur un seul et même vélo …

De retour de l'ecole ... ...

… et puis j’ai profité de mon passage dans le district de Buriram pour venir faire un petit coucou à ma filleule Supphawadee, dans son école de Nang Rong … l’occasion d’expliquer un peu à tout ce petit monde tout de bleu vêtu (c’était la journée sport) pourquoi donc je rentre chez moi en vélo.

L'ecole primaire de Nang Rong


Ci-dessous : des pêcheurs traditionnels sur la rivière entre Phrai Bueng et Si Rattana, province de Sri Saket.

En barque ...

Le temps a été plutôt sympathique avec moi jusqu’ici. Il fait chaud, certes, mais avec le vent c’est très supportable. Les pluies ont été rares et prévisibles, permettant ainsi de rester au sec … sauf en ce mardi où je voulais à tout pris arriver avant la nuit et où j’en ai donc profité pour tester l’étanchéité de mes sacoches. Donc c’est bon, l’eau ne rentre pas.

En général la pluie arrive vers 17h00, et quand elle arrive, elle tombe dru !

Coucher de soleil ...


Samedi 5 Juillet 2008 :
Après 6 jours de voyage et 700 km parcourus, je parviens à Ubon Ratchatani où une dizaine d’amis m’ont rejoint en train pour effectuer une étape en commun : Jim, Steph’, Catherine, Tazneem, Christian, Annie, Patricia, Henri, Jean, Nath et Emma. Nous avons rallié Kong Jiam dans la journée, non sans faire un stop à Phibun Mongsahan en route pour reprendre des forces et dévorer quelques poulets rôtis accompagnés de riz collant et de salades de papaye verte. Ce fut une journée extraordinaire … merci d'être venu ...

En arrivant a Kong Jiam avec les amis ...


Ci-dessous le temple de Kong Jiam, en surplomb de la ville ... 


Le temple ...

... et duquel on peut embrasser d'un seul coup d'oeil toute la vallée : Le Mékong devant, le Laos derrière et la rivière Moon à droite. Essayez d'imaginer, car je n'ai pas pris de photo !!


Donc maintenant que je suis parvenu le plus à l’est possible du pays, au bord du Mékong, je remonte tranquillement vers le nord jusqu’à Mukdahan.
Si le trafic était jusqu’ici léger, il est devenu carrément inexistant : un véhicule par demi-heure tout au plus. D’ailleurs, signe qui ne trompe pas, les chiens, et même des vaches, sont allongés en plein milieu de la route …

Le paysage alterne rizières en terrasse et forêt. Le profil de la route ondule à souhait, montées et descentes se succédant sans arrêt … et à la fin de la journée, il arrive que j’aie gravi l’équivalent de 1000m de dénivelé sans jamais avoir dépassé 300m d’altitude.


Encore des rizieres ...

Au détour d’une colline, et d’une descente à 10% … j’en profite pour laisser filer le vélo, sans freiner, faisant travailler le poids conséquent de l’engin, transformant l’énergie potentielle en énergie cinétique ; résultat : 68.5 km/h au compteur. Record à battre ! Des fois je me dis que si Newton avait fait du vélo, il n’aurait pas attendu de se prendre une pomme sur le nez pour énoncer les lois de la gravitation universelle !!

Dans la foret ...


Ci-dessous : portail d'entrée d'un des très nombreux temples bouddhistes vus en chemin.


Portail de temple ...

Le temps est chafouin depuis quelques jours … le ciel est couvert, il pleuviote par intermittences, les températures plafonnent à 31-32 degrés et cela donne au final des conditions de pédalage fort agréables. Pourvu que ça dure …


Ci-dessous : le majestueux Mékong, venant de Chine et s’en allant jusqu’au Viêt-Nam …

Le Mekong ...


Un autre temple …où le Bouddha, dans sa grande contemplation, regarde passer les eaux boueuses du Mékong.

Le temple ...


Mercredi 9 Juillet 2008 : J’arrive à Mukdahan, ma dernière ville-étape Thaïlandaise. J’y prends quelques jours de repos avant de continuer vers le Laos. C’est l’occasion de nettoyer le vélo, d’effectuer la révision des 1000 km (chaîne, freins, vitesses, roulement de direction, etc …) et de m’occuper un peu de moi-même => direction chez le coiffeur pour un rafraîchissement général (non ce n'est pas moi, c'est un autre client).

Chez le coiffeur Les coupes a la mode ...

Ci-dessous deux photos prises à Mukdahan ("Mouk" pour les habitués) : la police et le Poncherello local en pleine crise d'intense activité ... ainsi que le magicien démêleur de fils électriques !!

Poncherello ... Bon courage ...


Partir de Thaïlande n'est pas une mince affaire, ce pays, et surtout ce peuple, est réellement formidable. Depuis Bangkok, cela aura été un cortège ininterrompu de sourires, de sourires et encore de sourires ... mais bon, quand il est temps il est temps, donc je prends la direction du pont de l'amitié Thaï-Lao, qui enjambe le Mékong, pour continuer ma route au Laos ...

Les formalités côté Thaïlandais se passent sans problème jusqu'à ce que j'entende un "tawaa, pai tchakayan mai dai" ... qui signifie en gros : mais traverser en vélo n'est pas autorisé. Nom de delà, mais pourquoi donc enquéris-je ? la réponse me laissera perplexe : trop dangereux !! Ah oui, bien sûr, alors dans un pays où des camions circulent tranquillement en contresens sur l'autoroute, où un quart des mobylettes circulent la nuit sans éclairage et où des chauffeurs de bus conduisent par tranches ininterrompues de 24h00 ... traverser un pont en vélo, un pont sur lequel il ne passe même pas 10 véhicules à l'heure, ça par contre, c'est dangereux. Pfff, vraiment il vaut mieux entendre ça que d'être sourd ...

Les négociations ne donneront rien ... je dois charger mon vélo à l'arrière d'un pick-up pour traverser le pont !! C'est ridicule à en pleurer. Je me dis à cet instant que la petite Reine a encore un sacr
é bout de chemin à accomplir pour récupérer le terrain perdu sur ces bestioles à quatre roues qui fument et nous empoisonnent.

Le pont de l'amitie Thai-Lao ... enemi des cyclistes !!

Allez, place au Laos maintenant, je quitte du coup la Thaïlande avec moins de regrets ...



Le fait marquant en
Thaïlande

Assurément et sans hésitation, et ce avant même le terme de cette étape Thaïlandaise, il s’agit des aux revoirs et des adieux faits aux amis et collègues, aux effusions de sentiments et d’encouragements venant de partout, y compris d’où on ne s’y attend pas, que ce soient de parfaits inconnus ou bien des rencontres d’un jour … tous on été là et je ne les oublie pas.
Evidemment, je ne peux pas ne pas mentionner également ma famille et mes amis en France (ou ailleurs à l’étranger) qui m’ont envoyés de nombreux messages d’encouragement …




J'aime / Je n'aime pas en Thaïlande

j'aime je n'aime pas
 les gens et leur sourire la pollution et la congestion du trafic à Bangkok
la cuisine et le riz collant la corruption
les rizières, les buffles les chiens errants
le calme le karaoke
le Mékong avoir é obligé de charger mon vélo sur un pick-up pour traverser le pont de l'amitié entre la Thaïlande et le Laos
les petites cabanes en bord de route pour faire la sieste



Les informations pratiques
à propos de la Thaïlande
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  • niveau de pollution : insupportable à Bangkok mais tolérable voir faible à la campagne ... pour peu que vous ne suiviez pas de trop près un véhicule diesel. 
  • météo en Juillet 2008 : chaud et humide, ce n'est pas une surprise pour un pays tropical en plein milieu de la mousson. Malgré tout, les pluies ne sont pas quotidiennes, surviennent en fin de journée et ne durent généralement guère plus d'une heure ou deux ... sauf la seconde semaine, où le ciel ne s'éclaircissait que rarement.
  • état des routes : très bon. 
  • densité du trafic : moyenne à faible. Il semble que le prix de l'essence y soit pour beaucoup. Tant mieux.
  • comportements sur la route : plutôt bon, les Thaïlandais roulent doucement mais certaines habitudes défient tout de même l’entendement. Les véhicules en contresens sont monnaie courante. 
  • traits de caractère : optimistes parfois jusqu'à l'insouciance, curieux sans se montrer invasif, délicats, attentionnés, généreux, honnêtes et toujours prêt à aider.
  • hospitalité : excellente, les Thaïlandais ont le coeur sur la main !! 
  • cuisine : à base de riz évidemment, avec du poulet, du porc ou des crevettes. De nombreuses soupes de nouilles également et une belle variété de currys. Certains plats peuvent s'avérer extrèmement épicés. 
  • quelques prix : le litre d'eau potable = 5 THB, un repas dans la rue = 25 THB et une nuit en hôtel standard = 400 THB.
  • dépenses moyennes par jour : 644 THB, soit ~12 Euros/jour.
  • la langue : sawasdee khrap (bonjour), khop khun khrap (merci), tcha kha yan (bicyclette).
  • la phrase qui sauve : phom khin mai phet (je ne mange pas épicé).
  • le mot le plus entendu : farang, farang !! (un étranger). 
  • les prénoms : Somchai pour un homme et Waraporn pour une femme.

vers le carnet précédent : préparation au voyage ***  vers le carnet suivant : le Laos




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