Rose des Vents

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Le carnet de voyage en Italie ...                                          (878 km / 20 - 31 Mai 2009)
 Les carnets de voyage
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It        Italie 
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Les informations générales (valides en Avril 2009)

  • Capitale : Rome.
  • Superficie : 301,308 km2 (= 0.4 x France).
  • Population : ~ 58.7 millions d'habitants (= 0.9 x France).
  • Densité : 195 habitants / km2.
  • Langue : Italien.
  • Principale religion : Catholicisme (88%).
  • Indice de Développement Humain (IDH) : 0.945, soit le 19ème pays sur 177. Qu'est-ce-que l'IDH ?
  • Système politique : République parlementaire.
  • Président : Giorgio Napolitano (depuis Mai 2006).
  • Président du conseil : Silvio Berlusconi (depuis Mai 2008).
  • Taux de croissance 2007 : 1.3%.
  • Monnaie : Euro.
  • Principaux produits importés : carburants minéraux, pétrole, machines électriques / mécaniques, fer et acier.
  • Principaux produits exportés : machines industrielles, véhicules, articles en plastique et en acier. 



La carte de l'Italie avec l'itinéraire suivi (en vert)


Italie


Le récit du voyage en Italie avec les meilleures photos :

Mercredi 20 Mai : il est 17h00 et nous sommes en train de monter le « Passo di Tanamea » (851 m). Un virage à droite, la Slovénie nous dit au revoir … un virage à gauche et l’Italie nous dit bonjour ! Il n’y a aucun drapeau ni aucun douanier, simplement deux panneaux au bord de la route à côté de deux petites guérites abandonnées … c’est aussi cela l’intégration Européenne !

Nous venons rapidement à bout de ce col et nous nous mettons aussitôt à la recherche d’un coin tranquille pour passer la nuit. Et nous trouvons LE spot qui convient, à l’abri du vent mais dans une trouée d’arbres dans la direction est-ouest pour profiter du soleil ce soir et demain matin. C’est parfait. Nous montons nos deux tentes : 2 secondes top-chrono pour Grégoire et 5 bonnes minutes pour moi. J'aurai cependant ma revanche demain matin lors du démontage – repliage !!

Nous prenons chacun une douche de fortune … puis nous préparons le pique-nique … et là, là … un grognement sourd et guttural nous parvient du flanc sud de la montagne. Nous nous regardons, surpris, et le grognement reprend, hoquette, puis s’amplifie … il trouve même un écho plus en amont dans la montagne. Humm, humm … nous procédons par élimination : un chien ? Non, nous sommes tous les deux catégoriques. Des sangliers ? Improbables. Voyons, voyons, que nous reste t-il ? Des ours !? Aïe, Aïe, oui, cela pourrait bien être des ours. Les grognements, peu rassurants, se poursuivent pendant plusieurs dizaines de minutes et une fois notre pique-nique terminé, nous décidons de rassembler toute notre nourriture dans des sachets que nous déposons à 200 mètres de nos tentes … nous repérons aussi quelques arbres facilement escaladables au cas où !!

Le charme du camping sauvage est inégalable …


Jeudi 21 Mai : 8h00, les ours n’ont pas jugé utile de venir renifler notre petit-déjeuner et c’est tant mieux … pourtant (au moins en ce qui me concerne) la nuit fut agitée puisque j’ai retrouvé aux alentours de minuit un scorpion qui se baladait dans ma tente ! C’est un petit scorpion, 3 à 4 cm tout au plus et bien loin des 20 à 30 cm de ses cousins tropicaux … mais c’est tout de même une surprise que d’en retrouver un ici !!

Renseignements pris, il y aurait même des scorpions en France, notamment le long du pourtour Méditerranéen, et si tous les scorpions sont effectivement venimeux, les espèces que l’on trouve en Europe comptent parmi les moins dangereuses … il n’y avait donc pas d’inquiétude à avoir. Ci-dessous une photo prise au petit matin après avoir relâché l’animal dans la nature et lui avoir fait passé la nuit emprisonné dans une bouteille en plastique !!

Scorpion italien Au bas de la montagne

Après cet intermède zoologico-arachnéen, nous plions notre campement et reprenons la route en direction de Tarcento (au pied de la montagne) et Pordenone (où nous prévoyons arriver ce soir).

Ci-dessous la villa Moretti de Tarcento 
(19ème siècle) ... qui se trouve rue du Château.

Tarcento

Plus loin nous traversons le fleuve Tagliamento qui s'écoule plein sud en direction du golfe de Venise, et dont le lit atteint l’impressionnante largeur de 3 km en certains endroits !

Tagliamento

La fin de la journée approchant et Pordenone étant encore à une trentaine de kilomètres, Grégroire revêt alors son habit de chef machiniste et met en route la locomotive … fendant l’air à toute vitesse et, par phénomène d’aspiration interposé, m’entrainant à sa suite ! Nous roulons ainsi une petite heure l'un derrière l'autre à près de 40 km/h … Grégroire est une véritable force de la nature, ce n’est plus à prouver, mais c'est toujours aussi impressionnant.


Vendredi 22 Mai : Pordenone est une jolie petite ville avec un centre historique particulièrement riche où abondent les édifices remarquables de style Gothique et Renaissance …

Pordenone Pordenone

… et vers 16h00, Grégroire remballe son vélo, sa remorque et ses bagages dans son grand sac bleu. Son train part à 16h52 en direction de Lille via l’Autriche, l’Allemagne et Strasbourg.

Greg rentre a Lille !
En train

Greg vient de partir et le temps s’est soudainement couvert, ci-dessous la principale rue piétonne de Pordenone au cœur du centre historique de la ville …

Pordenone


Samedi 23 Mai : après deux semaines de vélo en duo, ce matin je pars seul … mais pas pour longtemps puisque je dois rencontrer Leo cet après midi dans la petite bourgade de Gazzo Padovano !

En route je passe devant une station de Pédibus … et un Pédibus en cours de formation puisque enfants et adultes écoutent avec attention ce que les gendarmes ont à leur dire !

Pedibus Pedibus

Le pédibus est un autobus pédestre, c'est un mode de ramassage scolaire dont l'objectif principal est de limiter le recours inutile à l'automobile. Il est actuellement en fonctionnement dans de nombreux pays et il consiste à convoyer les enfants sur le trajet domicile-école ; les enfants d'un quartier se déplacent à pied, encadrés par des parents équipés de chasubles de couleur. Les groupes d'enfants se forment à des endroits déterminés et ont un horaire précis. La pertinence du système apparaît particulièrement intéressante lorsque l'on prend en compte l'augmentation importante de la proportion de parents emmenant leurs enfants en voiture à l'école (de 10 % en 1983 à 40 % en 2003 en France), la plupart du temps pour un trajet inférieur à 1km à pied, soit environ 12 minutes de marche. Ces pédibus évitent les embouteillages et le stationnement sauvage aux alentours des écoles, réduisant ainsi le risque d'accident. Il existe aussi des autobus cyclistes (ou vélobus) sur le même principe, pour des trajets un peu plus longs.

Plus loin sur ma route, je parviens
à Castelfranco Veneto, une jolie bourgade fortifiée ...

Castelfranco veneto

… où les Italiens prouvent une fois de plus que ce sont des férus d’esthétisme.

Castelfranco Veneto en DS Castelfranco Veneto, detail

16h30, je me suis un peu attardé à Castelfranco et j’ai ensuite bataillé ferme pour m’orienter au milieu de toutes les petites routes de la région, je suis donc plutôt en retard lorsque je retrouve Leo (à droite sur la photo ci-dessous) et Francesco sur la place municipale de Gazzo Padovano. L’accueil que me réserve ces deux adeptes du voyage à vélo est cependant royal, et nous dégustons ensemble une magnifique bouteille de Prosecco pour célébrer notre rencontre.

A Gazzo Padovano avec Checco et Leo

Leo me remet également le drapeau de la région du Veneto (la Vénétie) et la pancarte du club des cyclotouristes de Vincenza sur laquelle on peut lire : « la Bicicletta non inquina » … ce qui donne en Français « la bicyclette ne pollue pas »! Le message est simple et non revendicatif, ce n’est qu’une juste et pertinente observation. J'avoue que ça me plait. Mon vélo vert va donc bientôt s’alourdir d’une vingtaine de grammes et ainsi porter la bonne parole en Italien …

Leo et Francesco me guident ensuite jusqu’à Ponte di Barbarano, encore distant d’une bonne trentaine de kilomètres, et où Leo m’a invité à me reposer chez lui pendant quelques jours.


Dimanche 24 Mai : c'est donc repos chez Leo à Ponte di Barbarano ... où je découvre par la même occasion les talents de cuisinière de sa femme Christel (originaire de France mais experte en cuisine Italienne) et la grande qualité des vins Italiens. Ce fut une étape gastronomique à tout point de vue !! Un grand merci à eux deux pour leur charmant accueil.


Lundi 25 Mai : je me dirige ce matin vers Parme et la plaine du Pô. Leo m’avait prévenu, « tu n’es plus sur la route de la soie, maintenant tu es sur la route du jambon » … et bien c’est vrai ! Chaque village semble avoir sa spécialité de prosciutto cru et les bars-restaurants dégustation sont légions.

Ci-dessous, la ville fortifiée de Montagnana …

Montagnana

… et en début d’après-midi, c’est sous une chaleur écrasante que je rejoins les berges du Pô.

Le est le plus important fleuve italien par sa longueur et par son débit, c’est aussi un fleuve régulièrement sujet à de terribles inondations et plus de la moitié de son cours est aujourd’hui bordé de hautes digues ! La digue du versant nord a d’ailleurs été aménagée en piste cyclable dans le cadre du projet « Eurovélo », un projet dont le but est de mettre en service 12 itinéraires cyclables longue distance sur près de 60 000 km à travers toute l'Europe

Ci-dessous sur l’Eurovélo 8 … je viens de perdre ma pédale gauche et une partie des billes qui forment son roulement ! Evidemment ça va moins bien fonctionner, mais en enlevant les billes éparpillées le long de l’axe (qui lui est resté solidaire du pédalier), je peux tout de même réengager la pédale … et en exerçant une pression latérale interne via le cale-pied et le bord de ma sandale, je parviens à maintenir la pédale sur son axe et à avancer tranquillement vers le magasin de vélos le plus proche … facile !

J'en perd une pedale. Humm, humm ...

Je parcours ainsi une soixantaine de kilomètres jusqu’à Mantova, où non seulement je trouve de nouvelles pédales, mais en plus je découvre une très jolie ville …

Ci-dessous le palais Ducal de Mantova, avec à gauche sa partie fortifiée (ou Castello San Giorgio).

Mantova Mantova

Ci-dessous le Duomo di Mantova, la principale église de la ville.

Mantova Mantova

Après ce petit croché fort intéressant, je repars en direction du Pô où je commence à chercher un endroit pour camper tranquillement … 

Sur les bords du Po.

... mais ce qui semblait être une bonne idée au premier abord se transforme rapidement en un véritable cauchemar. La région est infestée de moustiques, au point qu’ils parviennent à me piquer à travers mes vêtements avant même que je ne descende de mon vélo !! Au secours.

La mise en place du campement est pénible, mais une fois à l’intérieur de ma tente, je suis sans pitié pour les quelques téméraires qui ont eu la folie de penser qu’ils pourraient continuer à festoyer librement dans le demi-mètre cube que constitue mon habitation de fortune. Claps de fin et bonne nuit !!


Mardi 26 Mai : je continue à pédaler en direction de Parme, et en fin de matinée je fais une petite halte à Brescello … la commune qui a été rendue célèbre au cours des années 1950 pour avoir servi de cadre aux démêlés de Don Camillo et Peppone !

A Brescello avec Don Camillo

Ci-dessus en compagnie de Don Camillo (Fernandel) et ci-dessous Peppone (Gino Cervi) ...

Peppone L'eglise de Don Camillo

Don Camillo est le nom d'un personnage de fiction créé en 1948 par l'humoriste, écrivain, journaliste et dessinateur Italien Giovannino Guareschi. Le grand succès des nouvelles qu’il publia en Italie inspira en 1951 une adaptation au cinéma, le Petit Monde de Don Camillo, qui fut suivi dans les années suivantes de quatres autres productions. Guareschi, fervent militant anti-communiste, entendait ainsi tourner en dérision la situation politique de son pays et le poids du parti communiste Italien, d’où les affrontements incessants entre Don Camillo et Peppone, le maire communiste de Brescello.

Je traverse ensuite brièvement Parme, où au passage je remarque le nombre impressionnant de cyclistes, de pistes cyclables et de bornes de vélos disponibles à la location à la manière du Velib’ Parisien. Parme dégage de bonnes vibrations … je m’attarderai bien un peu mais la montagne m’appelle ...

Parme

A noter qu’en ce moment le gouvernement Italien encourage l’acquisition d’un vélo neuf en offrant une prime à l’achat qui peut s’élever à plusieurs centaines d’Euros !! Et en France … la prime gouvernementale … si j’ai bien tout suivi … serait plutôt destinéà l’achat d’une automobile. Cherchez l’erreur !!

Depuis mon arrivée en Italie, j’avoue que je suis impressionné par la passion des Italiens pour la petite Reine : qu’ils sont nombreux les cyclistes qui écument les routes du pays, et notamment les petites routes de montagne. J’apprécie tout particulièrement ceux qui prennent le temps de ralentir et d’échanger quelques mots en Italien, en Français ou en Anglais … qu’importe la langue … on arrive toujours à se comprendre et l’on ne se sent jamais seul, il y a comme un sentiment d’appartenir à la même confrérie et c’est vraiment agréable.

De retour sur la route, je sors sans encombre de Parme et je me dirige vers le massif montagneux qui me sépare de Gênes et de la côte Méditerranéenne. Il y a quelques cols à franchir autour de 1 000 m … mais comme me l’indique Luigi, un cycliste qui m’accompagne pendant une petite demi-heure, « il n’y a rien d’impossible » !

Ce soir je campe à flanc de montagne: l’endroit est calme, presque idyllique … quelques lièvres vont et viennent, un faucon plane, des chevreuils paissent non loin, et après avoir connu le pire du camping hier, je crois bien que ce soir je côtoie le meilleur.

Papillon Camping dans la montagne

Ci-dessous, rideau sur une très belle journée …

Spectacle du soir ...


Mercredi 27 Mai : je plie de bonne heure tout mon matériel et je me mets en route avant qu'il ne fasse trop chaud.

Camping Fleur

Je continue la traversée des montagnes qui me séparent de Gênes. Je monte et je descends, je descends et je remonte … et j'ai en point de mire le Passo del Bocco qui culmine à 956 m.

Ci-dessous la ville médiévale et le château de Compiano …

Idem Sur la route de Bedonia

… le torrent Taro que j’ai longtemps suivi …

Le torrent du Taro

… et le village de Santa Maria Del Taro.

Village


Jeudi 28 Mai, ou l’art de transformer une journée facile de 60 km en une épreuve surpentue de 90 km ! Tout commence pourtant sous les meilleurs auspices, avec une descente ininterrompue de 17 km jusqu’au niveau de la mer. 

La Mer ...

C’est juste après que cela commence à se gâter, car plutôt que de continuer jusqu’au bord de mer, je décide tout bêtement de suivre les panneaux qui indiquent la direction de Gênes … sans vraiment réaliser que cela m’embarque à l’intérieur des terres. Je ne réalise en fait qu’une demi-heure plus tard, mais n’étant pas un adepte du demi-tour, j’opte donc pour la pire solution : je coupe à travers montagne par une route qui n’est même pas indiquée sur ma carte. Résultat prévisible : des pentes à 10% pendant 5 km, soit un gain de 500 m sous la chaleur intenable de midi (40 degrés) … et une descente du même acabit sur l’autre versant de la montagne. Bon mais maintenant cela devrait être tout plat jusqu’à Gênes me dis-je … et bien non, car par mégarde, et aussi par la faute d’une signalisation défaillante, j'emprunte bien malgré moi la « strada panoramico », qui comme les plus Italianophones d’entre vous auront compris signifie « la route panoramique » … et les routes panoramiques sont rarement plates, donc j’ai repris des pentes à 12% sur 3 km. Au moins je n’ai pas été trompé sur le terme « panoramique », car la route est effectivement magnifique.

La Mer

J’arrive à Gênes finalement en fin de journée et je découvre que la ville est à l’image de l’étape du jour, toute en pentes, ce qui explique peut-être qu’il n’y ait quasiment aucun vélo dans les rues …

Ci-dessous la Piazza de Ferrari au coeur de la ville.

Genes Genes


Vendredi 29 Mai : Gênes est une ville exubérante qui a été surnommée au cours de l’histoire « La Superba ». Sa vieille ville est un curieux mélange de mini ruelles (de un à deux mètres de large), de places (piazzas), de petites places (piazzettas), d’églises monumentales, de théâtres et de palais. L'ostentatoire se mélange sans retenue au plus modeste.

Genes Genes

San Lorenzo 2 Eglise San Lorenzo 

Ci-dessous, les scooters de Gênes constituent un très agaçant bruit de fond, ils sont hélas omniprésents.

Scooters Genes

Adossée aux montagnes, Gênes n’en constitue pas moins le deuxième port de la Méditerranée après Marseille, et c’est aussi la ville natale d’un certain Christophe Colomb (1451-1506).

Port


Samedi 30 Mai : la France approche mais les étapes « faciles » me fuient. J’emprunte aujourd’hui la route côtière à l’ouest de Gênes, l'Aurelia, une route globalement plate ... mais qui est temporairement fermée à la circulation en son milieu et qui oblige à un conséquent détour par les montagnes. Un de plus ! J’arrive tout de même ce soir comme prévu dans la ville d’Imperia, et je ne suis plus qu’à 50 km de la frontière Française …

Imperia

... demain commence l'arrivée ...


Dimanche 31 Mai : j’ai rendez-vous à Vintimille à midi avec Christophe … Christophe est un ami de Thaïlande, un ami de toujours, et il habite depuis quelques années maintenant près de Nice. Ce rendez-vous à la frontière Franco-Italienne, il était tellement évident qu’on se l’était donné dès le départ du voyage ! C’était si loin, c’était alors si hypothétique. Aujourd’hui pourtant nous y sommes … alors en route.

Entre Imperia et San Remo, charmante surprise, l’ancienne voie de chemin de fer qui longe la côte a été aménagée en piste cyclable … et en ce dimanche matin il y a foule.

Entre Imperia et San Remo

Idem

Evidemment ceux (et surtout celles) qui ne pédalent pas ne manquent pas d’attirer l’attention au risque de mettre en danger les cyclistes qui se tordent le cou pour les regarder passer.

Et attention, car la France c'est à gauche !

FRANCIA Les rollers ... ca tonifie les fesses


11h45, Vintimille, près du pont pour piétons qui passe au dessus de la Roya : je descends de vélo, je regarde un coup à gauche, un autre coup à droite, et Christophe arrive tout juste avec son vélo jaune. Nous avons tous les deux un quart d'heure d'avance … lui a parcouru 60 km, moi 19 500, et nous nous retrouvons comme prévu ...

... la suite en France.




Le fait marquant en Italie

Je ne sais trop d’où vient ce pseudo-cliché qui veut que les relations entre les peuples Français et Italiens soient conflictuelles … peut-être est-ce un héritage que nous devons aux joutes footballistiques qui ont de tout temps opposé les deux pays et qui ont parfois mis en évidence ce que chaque nation avait de pire à montrer … toujours est-il qu’après avoir passé dix jours dans le nord de la botte, mon verdict est sans nuance, les Italiens et les Italiennes sont des gens formidables : accueillants, chaleureux et généreux, ils ont dans les yeux l’étincelle des gens heureux … et ils n’ont aucun compte à régler avec les Français, qu’on se le dise !




J'ai aimé / je n'ai pas aimé en Italie


j'ai aimé je n'ai pas aimé
la gentillesse et la vitalité des Italien(ne)s les scooters poussifs surdécibélisés qui crient leur apathie
les échanges à longueur de journée avec les nombreux autres cyclistes  les moustiques et toutes les bêtes qui piquent de manière générale
l’architecture des bâtiments et la fabuleuse richesse artistique des villes le coût prohibitif des pensions et des hôtels
la vie sauvage dans les montagnes les prises électriques avec trois fiches alignées
les vins et la cuisine -
la langue Italienne -
Les nombreuses pistes cyclables … et notamment celle le long du Pô ainsi que celle près de San Remo -




Les informations pratiques
à propos de l'Italie : 
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  • niveau de pollution atmosphérique : faible.
  • météo en Mai 2009 : beaucoup de soleil et de la grosse chaleur (jusqu'à 40 degrés plusieurs jours de suite).
  • état des routes : très bon ... mais les routes sont parfois vraiment trop étroites.
  • densité du trafic : assez élevée.
  • comportements sur la route : bons.
  • traits de caractère : voir le fait marquant.
  • hospitalité : excellente, mention spéciale à Leo et Christel !!
  • cuisine : la cuisine Italienne ne se présente plus, c’est aujourd’hui la cuisine la plus universellement représentée : salades, pâtes, pizzas, jambons, fromages ... le tout accompagné de formidables vins et d'une bonne rasade de limoncello pour finir.
  • quelques prix : TOUT est cher, et les hôtels sont hors de prix (50 E ++ dans les villes moyennes).
  • dépenses moyennes par jour : ~ 30 Euros/jour (en campant et en logeant chez l'habitant).
  • la langue : ciao / bonjourno / buena serra (bonjour), grazie (merci), ciao / arrivederci (au revoir).
  • les prénoms : Leonardo ou Francesco pour un homme et Teresa pour une femme.

vers le carnet précédent : la Slovénie *** vers le carnet suivant : la France



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